Dans de nombreux pays, les recettes provenant de la production pétrolière, gazière et minière s’associent à la pauvreté, au conflit et à la corruption. C’est ce qu’on appelle « la malédiction des ressources naturelles » qui tient souvent d’un manque de transparence et du non respect de l’obligation de rendre des comptes sur le paiement que les entreprises versent au gouvernement et sur les recettes que les gouvernements reçoivent de ces mêmes entreprises. L’Initiative de Transparente dans les Industries Extractives (ITIE) et la Campagne internationale « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP) visent à combler ces lacunes. Lancée sur une base volontaire, ces actions accompagnent les efforts destinés à accroître la transparence des pratiques budgétaires de l’Etat, amorçant ainsi un processus qui permettra aux citoyens de demander des comptes à leur gouvernement en ce qui concerne l’utilisation des recettes publiques.
Comme nous le savons, la Côte d’Ivoire vit depuis le 19 Septembre 2002 une crise sociopolitique ; plusieurs raisons ont été évoquées mais on a passé sous silence la corruption, le manque de transparence, en un mot la mauvaise gouvernance. Au cours de cette crise, plusieurs réserves de pétrole ont été découvertes et des protocoles d’accord et des signatures de contrats sont conclus sans que la société civile ne soit suffisamment informée.
Ces dernières années il est plus de plus question de signature de contrat d’exploitation de gisement de pétrole et surtout de gaz dont les conditions ou clauses sont quasiment inconnues de la population.
Cependant, à côté du «flou » qui entoure aussi bien la conclusion des contrats que dans la gestion des revenus issus de ce secteur, l’appel aux entreprises « publient ce que vous payez » et aux gouvernements « publiez ce que vous recevez », initié par la campagne mondiale pour la transparence dans l’industrie extractive, s’offre à la société civile ivoirienne comme une véritable buée d’oxygène. |